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Le défi scientifique des Côtes d’Armor ? C’est quoi ?

dimanche 6 juin 2010, par Bertrand Posnic

Le défi scientifique est une opération proposée depuis 10 ans aux classes des établissements scolaires du primaire et du secondaire dans les Côtes d’Armor. Cette opération vise à promouvoir la mise en œuvre d’une démarche scientifique d’investigation par les élèves et à susciter de véritables situations de communication orale ou écrite à travers la résolution d’un problème scientifique ouvert mêlant physique, biologie et technologie.
Chaque année depuis 2001, les défis scientifiques réunissent sur des sujets variés des centaines d’élèves de 5 à 16 ans.

Quels intérêts éducatifs pour les élèves ? Quels intérêts pédagogiques pour les maîtres ?

Tout a commencé avec le dispositif « La main à la pâte » initiée par le physicien Georges Charpak de l’Académie des sciences en 1996. Cette initiative, bien accueillie par le MEN, visait à faire évoluer les pratiques pédagogiques des enseignants du primaire en recentrant l’activité des élèves sur deux aspects peu ou mal considérés :

• L’expérience, tout d’abord, car celle-ci était souvent absente des activités scientifiques menées en classe, alors qu’elle permet aux élèves d’accéder plus facilement au sens, et donc à l’acquisition de connaissances et de compétences.

• L’écrit, ensuite, car la recherche de réponses à un questionnement scientifique, induit inévitablement des situations vraies de productions d’écrit. Or, la maîtrise de la langue française reste un objectif majeur des programmes de l’école primaire.

Dès 2000, et compte tenu de l’intérêt grandissant accordé par les enseignants à « La main à la pâte », le MEN proposait la mise en œuvre d’un Plan de Rénovation de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie à l’Ecole ambitieux.

En Côtes d’Armor, cette disposition se traduisit rapidement par la mise en place d’un groupe de pilotage départemental chargé, par l’inspection académique, de promouvoir des pratiques pédagogiques défendues depuis longtemps par les formateurs des IUFM. Les conditions étaient donc remplies pour voir naître en 2000, le premier défi scientifique des Côtes d’Armor dont le succès, auprès des élèves et des maîtres, n’a cessé de croître.

Le défi vise tout d’abord à accompagner les enseignants dans la rénovation de leurs pratiques d’enseignement. En effet, la démarche d’investigation réfléchie implique une modification des rapports maître-élèves. En effet, les séances de sciences trouvent désormais leur fondement dans le questionnement des élèves induit par la situation-problème ; ce sont eux qui imaginent avec l’aide de l’adulte les expériences scientifiques susceptibles d’y répondre.

Dans le cadre du défi, les maîtres peuvent donc être accompagnés par des personnes ressources (maîtres ressource, professeurs d’IUFM, mais aussi scientifiques ou même professionnels).

Le défi vise aussi à faire vivre aux élèves une véritable situation de recherche scientifique, faite de réussites mais aussi d’échecs, nécessitant le recours à la coopération entre pairs, suscitant des débats et justifiant des phases d’écriture en lien direct avec une situation vécue.

Les différents partenaires de l’opération

Depuis 2000, l’Inspection Académique des Côtes d’Armor, l’IUFM, le site pilote départemental de « la main à la pâte », la Cité des métiers, l’ABRET et le CDDP se sont associés et ont mis en commun leurs moyens humains et financiers pour réaliser cette opération.

D’autres partenaires institutionnels ou associatifs ont pu également apporter leur contribution à la réussite de cet événement en fonction des sujets traités (Association Les Petits Débrouillards Bretagne, L’Espace des Sciences de Rennes, le département génie biologique de l’IUT de Saint Brieuc, l’Ecole nationale Supérieure des sciences appliquées et des technologies, la Société Française de Physique, la section académique de l’Union des Professeurs de Physique et de Chimie, l’Office Centrale pour la Coopération à l’Ecole,etc…).

La rencontre est également suivie et animée par les professeurs des écoles en formation à l’IUFM de Bretagne (PE2). Cette disposition est importante car elle permet de motiver pour les sciences et la technologie ces enseignants dès leurs premières années de titularisation. Ils s’inscrivent d’ailleurs assez facilement dans les rencontres ultérieures.

Le Conseil Général des Côtes d’Armor a également largement contribué depuis 2002 à rendre possible le déplacement des classes vers les sites sur lesquels se tenaient les rencontres en participant à leur financement partiel.

Thèmes des précédentes éditions

2000-2001 : construire un bateau capable d’évoluer de manière autonome en ligne droite sur un plan d’eau sur au moins 1m.

2001 2002 : réaliser une pile de pont, avec des matériaux légers, capable de supporter la charge la plus importante.

2002 2003 : réaliser un véhicule fonctionnant sans pile et capable de couvrir de manière autonome la distance la plus importante.

2003 2004 : trouver le moyen d’optimiser la croissance d’un plant de coco de Paimpol sur une période donnée.

2004 2005 : réaliser une locomotive capable d’évoluer sur un plan incliné dont les rails sont fournis en tirant la charge la plus lourde possible (centenaire du petit train des Côtes du Nord)

2005 2006 : rendre une eau souillée plus claire.

2006 2007 : construire un dispositif utilisant ou mesurant le vent.

2007 2008 : construire un dispositif utilisant l’énergie solaire.

2008 2009 : construire une embarcation se déplaçant de manière autonome, sans pile, et transportant la masse la plus importante.

Cette année, le défi scientifique des Côtes d’Armor sera consacré au thème de la lumière en raison du cinquantième anniversaire de l’invention du laser.